Chères administrées, chers administrés

Qui aurait pu imaginer, il y a encore deux mois, que nous vivrions « coupés » les uns des autres, durant plusieurs semaines déjà, et encore pour quelques temps, tout en espérant que cette pandémie soit derrière nous rapidement. Dans ces moments inédits pour toutes les générations, je souhaitais vous livrer un peu de lecture et quelques réflexions personnelles comme chacun d’entre vous en a certainement.

Si on nous avait dit :

• Que les faisans se promèneraient sur la départementale 1 devant la mairie, • Que les cigognes se poseraient tranquillement sur le toit de l’église,

• Que les bâtiments de l’école, la bibliothèque, la garderie, les salles des fêtes, seraient fermés,

• Que nous ferions la queue pour faire nos courses,

• Que nous n’aurons plus le droit d’approcher nos proches et semblables à plus d’un mètre,

• Que des sorties de plus d’une heure seraient interdites,

• Que notre liberté serait limitée à un kilomètre pour les activités de loisirs,

• Que les grandes puissances que sont les Etats Unis, l’Union Européenne, la Chine, la Russie, et d’autres seraient impuissantes devant le Coronavirus,

• Que la quasi-totalité des masques chirurgicaux étaient fabriqués en Chine, • Que les parents apprendraient un nouveau métier, celui d’enseignant,

• Que le chant des oiseaux remplacerait le bruit des moteurs de voiture,

• Que les avions de ligne ne voleraient plus au-dessus de nos têtes,

• Que nous porterions des masques alors que l’air est devenu plus pur,

• Que les animaux seraient plus résistants au virus que les humains,

• Que beaucoup d’entre nous redécouvriraient le plaisir de la cuisine maison et du jardinage,

• Que les apéros se prendraient virtuellement, Etc…

Nous ne l’aurions sans doute pas cru. Alors, quelles leçons pouvons-nous tirer de cette période terrible que traversent la planète et ses habitants. Certains, à l’image de Fred Vargas dont vous lirez le texte pièce jointe, avaient tiré les sonnettes d’alarme, mais les avons-nous écoutés ? D’autres nous disaient de consommer local et favoriser les circuits courts et les produits de saison. D’autres nous appelaient à la raison en limitant nos déplacements, en faisant du co-voiturage, en réduisant nos consommations à nos simples besoins. Alors, l’heure de construire un nouveau modèle de relations à autrui, de consommation, d’échanges, a sonné. Sans doute, faudra-t-il tirer les leçons et conséquences de cette parenthèse de notre vie : valoriser certains métiers, faire travailler la proximité, développer plus de solidarité, partager son savoir faire, ralentir et prendre le temps de vivre tout simplement.

Dans ce contexte, les enfants de l’école de Sansais ont publié, sur demande de leurs enseignantes, des textes et des dessins destinés aux personnels hospitaliers de Niort. Nous les félicitons et vous laissons découvrir leurs réflexions et regards sur la période que nous traversons (voir dans les actus)

Je ne terminerai pas mon propos sans remercier les bonnes volontés de la commune qui ont bien voulu fabriquer des masques pour les habitants afin d’affronter la phase de déconfinement qui arrive à compter du 11 mai. A ce jour, nous n’avons pas reçu la totalité du textile et élastiques, mais espérons tenir les délais et procéder à la distribution dans les temps.

Très bonne lecture et protégez-vous !

Votre maire

Vargas