Je voudrais profiter de ce mot du maire pour aller au-delà de nos frontières communales et porter un regard sur des évènements qui me touchent, vous vous en doutez, personnellement

Je veux en particulier vous faire profiter d’une rencontre de cette semaine avec Yasmina Khadra, auteur algérien, né dans le Sahara algérien, lors de la présentation de son nouveau roman Khali à Niort.

Pendant une heure il a répondu aux questions d’un auditoire attentif, avec bienveillance et simplicité, souvent avec humour.

Naturellement cette rencontre me conduit à vous faire partager ma réflexion.

Gandhi disait : « Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir », et c’est précisément ce qui arrive au peuple algérien aujourd’hui. La jeunesse, toutes couches sociales confondues, découvre que les dirigeants successifs depuis l’indépendance en 1962 ont confisqué la révolution. Des masques tombent, des peurs disparaissent, des espoirs naissent, des solidarités voient le jour. D’Oran à Annaba, d’Alger à Tamanrasset, des liesses populaires, festives, conviviales, solidaires se tissent. Ce fleuve du réveil des consciences, personne ne pourra l’arrêter. Ses eaux emporteront les divisions voulues par le système, mettront fin à la dictature et à l’injustice. Beaucoup de pays observent avec attention cette révolution silencieuse et pacifique.

Yasmina Khadra, écrivain très connu et réputé pour sa lutte contre l’islamisme est venu parler de son livre « Khalil » à Niort jeudi dernier. Une occasion rêvée me fut donnée d’échanger avec cet auteur, que je ne connaissais que par ses ouvrages, sur la situation de ce pays qui fut un département français et qui entretient des liens commerciaux (près de 7 milliards d’euros d’échanges avec la France, sans oublier les approvisionnements en gaz et pétrole), humains ( près de 800 000 algériens ou d’origine vivent en France, et près de 4 millions en comptant les rapatriés), culturels ( 5 ème pays francophone au monde, beaucoup d’écrivaient algériens s’expriment en français ), une communauté française en Algérie ( près de 50 000 personnes), un rempart pour le terrorisme arrivant de la Libye, Tunisie et région du Sahel. Ce pays reste un allié de poids et un tremplin vers l’Afrique noire et les pays du proche Orient.

Dans ses ouvrages, Yasmina Khadra revient souvent sur ce cancer qu’est le terrorisme et espérons qu’un jour il sera définitivement vaincu.

Cette rencontre avec cet homme de portée internationale et d’un grand humanisme fut enrichissante et intéressante.

Bonne lecture